‹ Œuvres de Coquillart (volume 2)Chapitre 315 sur 374 · Sans doute l'étoile brillante · texte numérisé non relu

Sans doute l'étoile brillante

Quelque part faire sa traignée ».

Je descens sans dire : Qu'est là P Je trouvay ma Dame levée.

Quant elle me vît , pour entrée Elle me bailla ung soubzris, Et , pour dire vray, sa risée M'estoyt ung petit Paradis.

Et vecy dequoy je me ris , Et dont je me riray tousjours :

Car de tous mes maulx et perilz Elle me jbailla deux fins tours* ; Et me dist , sans plus de séjours, Pour toute resolution , Que son mary dedans huit jours S'en alloit en commission.

Ainsi j'auray occasion D'aller à l'hostel à mon aise.

« A Dieu , ma dame. - — Or, à Dieu don », Dist elle. Mais , ne vous desplaise , Elle est assez fine et maulvaise D'enquérir se j'en ay rien dict.

Pourtant', je vous pry qu'il vous plaise D'en dissimuler ung petit 4.

1 . Traînée est encore usité en Picardie , dans le sens où il se trouve employé ici , dans le sens d'affaires mesquines, faites par un esprit étroit, minutieux, tracasâier.

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