Qui chantiez de si
4. Il est facile de comprendre que c'est un instnime&t de musique ; il s'appeloit aussi douceigne ou doukemerr Je n'ai pas pu trouver sur lui de plus amples détails.
Que nous avions tous les matini Entre nous aultre$ n^ignonnés !
J'ay veu que j'avoye Henriet A faire mes charivaris > , i^veç son compaignon Jacquet , Pour les bourgeoises de Paris.
Tay veu qu'estoye mignonnet, Chantant entre les damoiselles ; Ung corps fectis , sade , gronnet *, Pensés qu'avoye des plus belles.
Vous semble il point que pour argent Qu'on peu3t joyr de ses amours, Estre tousjours mignon , fringant, ' Portant cornette de velours !
Aultre foyç ay esté çn cours Pour faire balades et rondeaux , Et ne dormoie ne nuytz , ne jours , A penser les termes nouveaul^.
Ung jour m'en aloie pas à pas , Fort mignon, plaisant et habile ^ Tracassant , traignant le patin ; Car je sçavoys bien mon stille Et entendoys bien mon latin î,
I. On a vu que charivati n'avolt pas l'acceptto» odieuse quUl a de nos jours.
' a. M. Tarbé pense que ce mot gronnet, gros net y lignifie très propre.
j. On reconnoît toute la phraséologie de Coquill^rt
Monologue du Puits. 24^
Je vous«stoys miste, fricquet j Habillé comme ung gentil homme 1 Ësveillé comme ung saulpiquet ; .
N'y avôît que pour moy, en somme»
Les beaulx petis gans ^ le bonnet Et la perrucque bien pignée'i Pour dire : u Morbieu , pas ung pec ! n J'estoys ung fringant ^ à journée 3.
bWenture comme je passoie Et m'en aloie tout en paix , Sans ce que aucun mai y pensoyé, Se 4 me dit Ung \ » A Dieu Joannes^t N'oublie pas ton escriptoire. »
Et je vous escoute ; quoy voire^ 1
r^dus avons expliqué toutes ces locutions : tracassant \éi pavés, traînant le patin , savoir le stille, etc.
1 . II n'y avoit personne tel que moi pour porter lei beaux petits gants , etc.
2. Pour savoir dire, selon l'expression à la mode.: « Laissez-moi tranquille », j'étois un gaillard*
). Fringant à journée, homme bien habillé tous les jours ( par opposition à ces pauvres diables de valets di-mancheris , qui , occupés toute la semaine , ne peuveai l'habiller que le dimanche.
4. Comme je m'en allois sans penser à mal, se, ce, cela^ cette parole quelqu'un me cria.
5. Pédant, pauvre écolier. Nous le trouvons dans les romans du xviie siècle, employé dans le sens de valet 4'Université, domestique de professeur»