‹ Œuvres de CoquillartChapitre 105 sur 167 · En résumé, pour ne pas tant discuter · texte numérisé non relu

En résumé, pour ne pas tant discuter

2. M. Tarbé indique que le passage suivant est altéré; il est seulement plein de science. Il est fort net d'ailleurs , parfaitement conforme au droit romain, et les jeux de mots y sont aisément saisissables. Le poète dit , comme nous l'avons exposé plus haut, que le contrat est une obligation de droit civil. L'un de ces contrats, exécutoire par l'action prascriptis verbis, peut se résumer en ces mots : facio ut des. Or, c'est ce contrat que nos gorgiases ont eu l'intention de former ! Tout cela , comme nous le disions , est minutieusement conforme au droit romain , et le poète , qui est fier de sa science , ajoute gatment : N'ai-je pas bien étudié, pratiqué les livres de droit ? Le second sens allusif est celui-ci : Le contrat passé par ces mignonnes a été fait afin de produire (nous l'avons vu par les paroles , par les théories pr<e scriptis, écrites quelques vers plus haut), afin de produire une obligation qui peut se résumer ainsi : facio ut des.

}. Le jeu de mots juridique commencé par contract, prascriptis verbis , facio ut des , se continue jusqu'à ce mot. Vintentio est en effet la partie de Vaction dans laquelle, d'après le système formulaire, le demandeur résu-

n8 Coqjhllart.

Sans les dons on n'ayme jamais.

C'est bien practiqué l'escripture!

Si me semble il chose bien dure De vendre biens incorporelz : Amours, ce sont biens de nature, Ce sont biens espirituelz, Ce sont bénéfices » telz quelz * A povres mignons nécessaires ; Posé qu'ilz ne valent portez *, Si sont ilz pourtant salutaires.

mojt sa prétention , et dans l'espèce cette inteatio .seroit bfcn facio ut des. — Il est permis de conclure que ce pas* sage, loin d'eue altéré, est parfaitement suivi, finement, savamment et subtilement conduit. Je ne trouve pas follement gaie, il est vrai, une gaieté quia besoin de tant de commentaires, mais il est vrai encore que nous aurions mauvaise grâce à reprocher à Coquillart de n'avoir pas fait ses plaisanteries à l'aide du Code Napoléon. .

i . On sait que les bénéfices étoientdes portions du bien temporel de l'Eglise livrées en possession à des ecclésiastiques pour les aider à vivre, pour les récompenser de leurs travaux et leur donner moyen de distribuer des aumônes*

2. Qu'il faut prendre en l'état on ils se trouvent, de médiocre revenu et valeur, mais à pauvres, etc.

3 . Toutes les premières éditions donnent ce mot, dont le sens n'est pas clair.. L'édition du XVI Ile siècle coupe court à la difficulté et donne pourUlx. Nous n'avons pas, cru son autorité suffisante. En conservant porta , le sens peut être : bien que de tels bénéfices ne méritent pas d'être encouragés , , maintenus ,• longuement gardés , -et inscrits dans un pouillé.

Droits nouveaux. 1.29

Les vrays collations ordinaires ' Sont dames plaines de doulceurs; Souspirs sont les référendaires 2 \ Les patrons * sont larmes et pleurs ; Regretz sont abreviateurs * ; Peine est au plomb $, et soulcy brusle 6 ; Mellencolyes sont les scelleurs Qui font expédier la bulle.

Encor, ce qui plus me recule 7,

1 . On nommoit collations ordinaires des bénéfices celles qui étoient faites soit par Yordinaire (l'évêque du diocèse) , soit par le patron (celui qui avoit fondé l'église siège du bénéfice, ou ses héritiers). Ceux-ci étoient nommés coflateuxs ordinaires par opposition au pape, au roi, à PUnivcrsité, qui, à divers titres et dans divers cas , prétendoient avoir droit à la collation du bénéfice. « Pralati rcgninostri, beneficiorum collatores , jus suum pltnarium habcant », dit la Pragmatique de saint Louis.

2. Les référendaires Ou suppôts de la chancellerie, comme on les appeloit au temps même de la rédaction des Droits nouveaux, étoient chargés de résumer, devant le maître des requêtes, par exemple, les pétitions qui lui étoient adressée?.

y. Créateurs ou protecteurs du bénéfice.

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