‹ Œuvres de CoquillartChapitre 106 sur 167 · Le plomb, pour qu'on y appose le cachet · texte numérisé non relu

Le plomb, pour qu'on y appose le cachet

j, Coquillart fait sans doute ici allusion joyeusement et à demi mot aux -difficultés qu'il eut à obtenir le bé- Coquillart. — I. 9

1J0 COCLUILLART.

C'est ce que on contrainct Yaplicant 1 , Et n'eust il que une vieille mulle, A payer au long le vacquant *.

C'est le pis que ung povre impétrant Qui n'a n'affiquet ne tr ussoire *, S'il ne paye la taxe contant On le prive du possessoire 4.

néfice à lai octroyé par le chapitre de Reims. C'étoit en 1 482-83, à peu près vers le temps où, s Ion toute vca*- . semblance, il mit la dernière main à ses Droitz.

1 . Appliquer, outre son sens moderne, avoit encore , au XVe siècle, la signification de soigner, de manier doucement , comme une nourrice fait d'un enfant ; en matière bénéficiai , c'est donc celui à qui on octroie , à qui on applique les revenus du bénéfice , et qui est chargé de les soigner en bon père de famille, ainsi que dit notre Code.

2. Le pape Jean XXII avoit établi, sous le nom d'annate, une sorte de droit d'investiture féodale appliqué aux bénéfices. Celui qui obtenoit les provisions d'un bénéfice vacant devoit payer à la cour de Rome une somme égale au revenu de la première année de ce bénéfice. Cette somme s'appeloit le vacant. Les annates, supprimées par la Pragmatique Sanction de Bourges sous Charles VII , reprirent cours sous Louis XI , qui abolit cette Pragmatique, et r uient définitivement établies par le Concordat de François 1er. Coquillart , continuant ses comparaisons,

. trouve injustes les dépenses que le nouveau galant est obligé de faire pour compenser les privations imposées à la dame par l'abandon de l'amant précédent.

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