‹ Œuvres de CoquillartChapitre 12 sur 167 · ACROSTICHE · texte numérisé non relu

ACROSTICHE

Placé à la fin de la traduction de l'Histoire de la guerre des Juifs de Flavius Josèphe.

REGRATIATION DU TRANSLATEUR.

^race, louenge, honneur et jubilation |Vous doy rendre en la fin de ma

translation, • Jhesus , vray Rédempteur d'umaine Largiteur de salut et consolation. [nation ,

L'Istoire de Josèphe, des guerres de Judée, En langage françois du latin translatée, Rude, en stile et façon simplement aournée , Mon povre sens a mis comme elle est cy couchée.

Veuille la prendre en gré vostre grâce et clémence, Supportant les deffaulz de mon insipience !

Car l'euvre requeroit homme de grant science, Orateur bien expert de sens et d'éloquence.

Qui la veult doncques lire en lieu d'un pas* setemps, Viser doit à comprendre seulement le vray sens, Imaginant que j'ay, selon mon petit sens, Le texte translaté ainsi que je Pentens.

Les lisans je rçqu}er pour tout retributoire Avoir mon esperit en dévote mémoire, Requérons à Jhesus qu'il lui soit adjutoire, Tant qu'après ceste vie le transfère en sa gloire 1 .

Amen.

i . Ces vers sont probablement les plus anciens des vers que Coquillart a faits et qui sont arrivés jusqu'à nous. Us se trouvent à la dernière page d'une « Translation de latin en françois , prise sur l'istoire (De bello Judaïco) de Josephus, filz de Mathathie, Hebrieu de lignie, l*un des prebstres de Jherusalem. »

Ce travail , dont nous avons parlé dans notre préface, se rapproche plus de la compilation que de la traduction. Coquillart annonce en effet qu'il connott deux traductions latines de cet ouvrage De btilo Judaico : Tune en cinq livres, attribuée à saint Ambroise, à saint Jérôme, î Ruffin, à Egesippus; l'autre en sept livrés, d'un traducteur inconnu. La première est, de l'aveu de Coquillart , treselegante et compendieuse. Il s'est pourtant « arresté principalement à poursuir le stille et le cours» de l'autre translation , qui est plus étendue , mais toutefois en les complétant l'une par .l'autre. Puis , comme il a reconnu que les deux premiers des sept livres qu'il traduit étoient un sommaire de quelques chapitres dés vto~ tiquitez d'icelluy Josephus, il s'est étudié a compléter ce sommaire à l'aide desdits chapitres. Il commença cette

Poésies diverses. 5

translation» dit-il à la fin de l'avertissement , « à Reins , lieu de sa résidence, le douziesme jour du mois d'octobre, Tan de grace,mil quatre cens et soixante... et Tan trente neuviesme de l'aage d'icellui translateur ».

A la fin dé l'ouvrage se trouve cette note : « Ceste translation fu parfaicte le sabmedi, veille de Pasques Flories, vintquatriesme jour de mars, l'an mil quatre cens soixante trois, entre six et sept heures du matin, à Reins. »

L'acrostiche donne, comme on le voit , Guilkrmus C<h quillart.

Cette traduction se trouve à la.Biblioth. imp., in -fol., Nos 7015 et 7016. Nous en parlerons plus amplement à la. fin de notre second volume, et nous .citerons quelques uns des chapitres que Coquillart nous indique comme étant le résultat d'un travail plus original.

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