QUI NE PEULT JOUYR DE SES AMOURS
Cy commence de Eco et de Narcisus l .
co,querant ses mondaines plaisances, ÊCuidant venir de son fait au dessus, [ Non regardant les tresdures vengences *Que les haulx Dieux contre elle avoyent Fut surprise de l'amour Narcisus ; [conceoz»,
i . Cette pièce est une tentative faite par Coquiltart dans le genre mis à la mode par les poètes de Cour. Il n'avoit pas encore trouvé sa veine originale; peut-être ne se croyoit-il pas encore assez grave, assez vieux, assez honoré, pour pouvoir suivre sans vergogne les inspirations hardies du génie provincial. Quoi qu'il en soit, cette pièce est remarquable comparée aux pièces du même genre dont s'enorgueillissoient Alain Charrier, dame Chris* ttne, et les autres poètes de l'école Savante. Les vers ne sont pas aussi élégants , ni aussi solennels ; elle est moins avancée en érudition classique, plus modérée en mythologie ; enfin elle renferme un sentiment gracieux , une pensée bien suivie, saisissable et vivement rendue. Cela indiqnoit que Coquillart ne suivroit pas long-temps la mode.