S'ENSUYVENT LES NOUVEAU LX DROITZ
COQJJILLÀRT.
j risques ■ mignons, bruyanstenfafts, ^ Monde nouveau, gens trium-
phans *, f Peuple tout confit en ymag^s*, Parfaite ouvriers, grans maistres^Jehans, Tôusjours pensans, veillans, songeans A bâ^tir quelques hâUk'oùVrâgês 4,
i. vifs. ,
a. Je crois qu'il faut comprendre la phrase en donnant au mot triumphans le sens de glorieux. Il est pourtant possible que Çoquillart veuille dire : Monde nouveau qui remportez sur l'ancien.
j. Qui brille en dehors et se laisse séduire par l'extérieur des. choses.
4. Il est à peine besoin de faire remarquer 1a raillerie presque amère ,avec laquelle le vieux poète traite ce monde nouveau. L'ironie est, du reste, lé ton général de . cette oeuvre. . Nous. croYons devqir le rappeler, , un peu pour excuser' le cynisme du poète, et surtout pouf l'intelligence de beaucoup de passages de sa poésie.
D R0 I f S " NO "tf V EfÀ U X.
Farouches, privez et fâmâigès^ rtumaïns, courtois, be^iris/Sàuvâgés, Dissimulateurs, inventeurs , Cueurs açtifz et satires * côûfaîgéS, Laissez bourgades êttilîâgës, Affin d^stre noz auditeurs.
Venez , venez , sophisfiquèïïfs î, Gens instruits , plaisarïs tôpiquèûfs '*, Rempli? 'de çaûtellës ( latentes, Expers, habilles decliqùeùfs 6 , Orateurs, gratis rhétôriquêiifs Garnis de langues esclàtaritês ; Aprenés' rioz 'modes fringantes 7 Et noz parblles élégantes, Noz raisons, nôz termes juristes.
Nos Sciences vous sont duisarités 8 Et noz traditives 9 plaisantes, Et noz enseignement bien mistes IO &
Veinez, i pompans, bruyans' légistes ;
i . Qui vit dans les branches ; par extension , rude, sauvage, sédentaire. . .
' 2 . Folâtres , lascifs ; couraige,' humeur. 3. Cens subtils en langage.
'4/Discuteurs. v • j. Ruse, habileté, prudence, finesse.