‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 131 sur 157 · TYDÉE · texte numérisé non relu

TYDÉE

Eh ! que diriez-Tous donc si mon indigne oœor De ses coupables feux tous dëcouvroit rborreur ? De quel oeil verriez-TOus l'ardeur qui me possède. Si VOUS voyiez en moi le fils de PalamMfl ?

1S1.SCTBE.

De Palamèdeîvous? Qu'ai-je entendu, grands dieux!

Mais vous ne l'êtes point, Tydëe est vertueux :

n n'eût point fait rougir les mânes de son père ;

n n'auroit point trahi l'amitié de mon frère.

Ma vengeance , mes pleurs, ni le sang dont il sort.

Si vous étiez Tydée, Égîsthe seroit mort :

Bien loin de consentir à l'hymen de sa SUs,

n eût de ce tyran immolé la £uniUe«

De Tydée, il est vrai, vous avez la valeur;

Mais vou» n'en avez pas la vertu ni le cœur.

A mes remords du moins £eiites grâce, madame.

n est vrai , j'ai brûlé d'une coupable flamme ;

Il n'est point de devoirs plus sacrés que les )Siiens :

Mais Famour connoît-il d'autres droits que les siens?

Ne me reprochez point le feu qui mie dévore,

Ni tout ce qua mon. bras a fait dans Épidaure : '

J'd dû tout immoler k votre inimitié ;

Mais que ne pçut l'amour ? que ne peut l'amitié ?

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