‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 134 sur 157 · ACTE III, SCÈNE V. aoi · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V. aoi

O sort , ^ tes rigueurs quelle douceur succède ! O mon père I est-ce tous ? est-ce tous , Palamède ?

PALAMiDE.

Embrassez-moi , mon £ils : après tant ée maUieurs, Qu'il m'est doux de revoir l'objet de tant de pleurs !

TTOÉE.

S*i] est vrai que les biens qui nous coûtent des larmes Doivent pour un cœur tendre avoir ïe plus de charmes, Hëlas ! après lés pleurs que j'ai vemés pour vous, Que cet heureux instant me dçît être bien doux ! Ab seigneur ! qui m'eût dit qu'au moment qu'un oracle Sembloit mettre à mes. vœux un étemel ob4racle, Palamède à mes yeux s'ofiriroit aujourd'hui, MalgnS le sort -affreux dont j'ai tremble pour lui ? £st-ce ainsi que des dieux la suprême sagesse Doit braver de» mortels la crëdtile feiMésie ? Maïs puisqu'enfin ici j'ai pu vous icetrou ver, - Je vois bien que le cuA. ne veut que m'ëprotiver; Qu'avec vous sa bonté va désonnais me rendre in ami qu'avec vous je n'osois plus attmidre. Mais vous versez des pleurs ! Ahi n'est-ce qae pour loi Que les dieux sans détour s'expliquent aujourd'hui ?

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