ACTE III, SCÈNE Y. ao
KTon fils , }'ai tout prëvn ; calmez ce vain efirci : C'est à mes ennemis à trembler , non à moi.
Eh ! comment en ces lieux craîndrois.-je de paroitre. Moi qae d'abord Arcas a para mëconnoître y Moi que devance ici le bruit de mon trépas, Moi dont enfin le del semble guider les pas?
D'aillenn , im sang si cher m'apfMlle à tti défense , Que tout cède en mon cœur an soin de sa vengeance. La sceur d'Oreste , fin proie à ses persécuteurs, Doit , ce jour , éprouver le «Huble des horreun. Je viens, contre un t^an prêt à tout eBtttpr«udra« Reconnoitre les lieux où je veux le surpraDdn. Puisqu'il faut l'immoler ou périr cette nuit » Qu'importe k mes deiseioa le p^â qui me suit? Mon fils, si méias ardeur eût gvidé votre audace , Vous n'auriez pas pour moi ce souci qui vous glace; Conmiient dois-je expliquer vos regards interdits ?. Je ne trouve partout que des coeurs attiédis , Que des amis troublés , sans force et sans courage. Accoutumés au joug d'un honteux esclavage.
Par ma présence en vain j'ai cru les rassembler ; Un guerrier les retient, et les fait tous trembler. Alais moi, seul au dessus d'une crainte si vaine. Je prétends immoler ce guerrier à ma haine ; C'est par-là que je veux signaler mon retour. Un défenseur d'Égisthe est indigne du jour.
Parlez, connoissez-vous ce guerrier redoutable, Pour le tjran d'Argos rempart 'impénétrable?
ao4 ELECTRE.
Pourquoi sous vos efibrts n'a-t-il pas succombe? Pariez, mon £ls; qui peut vous l'aToir dérobée Votre haute, valeur , désormais ralentie , Pour lui seul aujourd'hui s'est-elle démentie ? Vous rougissez, Tydée ! Ah ! quel est mou effroi! Je vous rordonne enfin , parlez , répondez-moi : D'un désordre si grand que faut-il que je pense ?,
Use pénétrcz-joQS point un si triste silence ?
PAIAMÈDE.
Qu*entends-)e? quel soupçon vient s*6fiîir âi mon cour ! ^uoi ! mon fils. . . . Dieux puissants , laissez-moi mon erreur. Ah ! Tydée, éstHoe tous qui prenez la défense De riodigne ennemi que poursuit ma vengeance ? Puis-je croire qu'un && ait prolongé les jours *
Dn cruel qui des miens dherche à trandier le coun?. Falloit-il vous revoir, pour vous voir si coupalde ?
TTDÉE.
N'irritez point, seigneur, la douleur qui in'accable. Votre vertu , toujours constante en ses projets , Ne fait que redoubler l'horreur de mes forfaits. Il suffit qu'à vos yeux la honte m'en punisse ; Ne m'en souhaitez pas un plus cruel supplice. D^un malheureux amour ayez pitié, seigneur:
Le ciel , qui m'en punit avec tant de rigueur, Sait les tourments affreux où mon ame est en proie; Mais vainement sur moi son courroux se déploie; Je sens que les remords d'un cceur né vertueux iSouvent, pour le punir, vont plus loîa que les dieux.