I DAMAN TE. POLYCLÈTE
POLYCIETE.
Ah seigneur ! falloit-il découvrir ce nsystère 7 ^ Ayez-Tons dû parler ?
IDAMAVTE.
Ai-je donc pu me taire ?, Près de Tobjet enfin qui cause mon ardeur , Pouvoia-je retenir tant d'amour dans mon cœur ? Que dis-tu? Toujours plein de cette ardeur extrême , Le hasard sans témoin m'oj9re tout ce que j'aime*, Et tu veux de l'amour que j'étouffe la voix, Libre de m'expliquer pour la p|remière fois ! D'un attrait si puissant , eb ! comment se défendre ? Mon amour malheureux vouloit se faire entendre. . . Mab quel trouble inconnu remplit mon cœur d'eiTioi f Cherchons dans ce palais à rejoindre le roi : Allons. Bientôt la nuit, moins terrible et moins sombre, Va décopLvrir les maux qu'elle cachoit dans l'ombre. Ces lieux, sont éclaires d'un triste et foible jour : £(;ésippe déjà doit être de retour.
Suis-moi : près de mon père il faut que je me rende. Sachons , pour s'appaiscr , ce que le ciel demande. Quel présage î et qu'attendre en ces funestes lieux , ST tout, jusqu'à l'amour, sert le courroux des dieux ?