L.ieiix terribles, témoins d'un parricide affreux
Retracez-nous sans cesse un spectacle si ti'iste l
Oreste , c'est ici que le barbare Ëgisthe ,
Ce monstre détesté, souillé de tant d'horreurs y
fp^ywftlfl votre père à ses noires fureurs.
JA , plus cruelle encor , pleine des Euménides ,
Son ëpouse sur lui porta Ses mahis perfides^
C'est ici que sans force , et Ib&igné dans son san§|
Jl fîit long-temps traîné le couteau dans le flane,'
Èi6 ELECTRE.
Mais c'est là (pue, du sort lassant la barbane,
n finit dans mes bras ses malbears et sa vie.
C'est là que je reçus , impitoyables dieux !
Et ses derniers soupirs , et ses derniers adieux.'
« A mon triste destin pnisquH faut xjue \t cède ,
▲dieu , prends soin de toi , fub , Dion cher Palamède;
Cesse de m'immoler d'odieux ennemis :
Je suis assez venge d tu sauves mon fils.
Va, de ces inhumains sac^ve mon cher Oreste ;
C'est à lui de venger une mort si funeste. »
Vos amis sont tout prêts ; il ne tient phisqu'à vous |^
Une indigi^ terreur ne suspend plus leurs coups ;
Chacun , à votre nom , et s'excite et s'anime ;
On n'attend, pour frapper, que vous et la yîcthtie.
( k tlectïc. ) De votre part, madame , on croît que votre cœur Voudra bien seconder une si noble ardeur.
C'est parmi les flambeaux d'un coupable hymënee Ûue le tyran doit voir trandier sa destinée.
Princesse, c'est à vous d'assfirer nos projets. Flatlez-le d'un'hjnien si doux à ses souhaits : C'est sou)i ce £sux espoir qu'il &ut que vqtre haine Au temf^ où je l'attends ce jour même l'entraîne. Mais , en flftttant ses vœux , dissimulez si bien, Chie de Ions qos desseins il ne soupçonne rien;
L'entraùier aux «itéls ! Ah ! projet qui m*aocftblel itjf9 j périroit; Itys n'est point coupable.