‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 143 sur 157 · L.ieiix terribles, témoins d'un parricide affreux · texte numérisé non relu

L.ieiix terribles, témoins d'un parricide affreux

Retracez-nous sans cesse un spectacle si ti'iste l

Oreste , c'est ici que le barbare Ëgisthe ,

Ce monstre détesté, souillé de tant d'horreurs y

fp^ywftlfl votre père à ses noires fureurs.

JA , plus cruelle encor , pleine des Euménides ,

Son ëpouse sur lui porta Ses mahis perfides^

C'est ici que sans force , et Ib&igné dans son san§|

Jl fîit long-temps traîné le couteau dans le flane,'

Èi6 ELECTRE.

Mais c'est là (pue, du sort lassant la barbane,

n finit dans mes bras ses malbears et sa vie.

C'est là que je reçus , impitoyables dieux !

Et ses derniers soupirs , et ses derniers adieux.'

« A mon triste destin pnisquH faut xjue \t cède ,

▲dieu , prends soin de toi , fub , Dion cher Palamède;

Cesse de m'immoler d'odieux ennemis :

Je suis assez venge d tu sauves mon fils.

Va, de ces inhumains sac^ve mon cher Oreste ;

C'est à lui de venger une mort si funeste. »

Vos amis sont tout prêts ; il ne tient phisqu'à vous |^

Une indigi^ terreur ne suspend plus leurs coups ;

Chacun , à votre nom , et s'excite et s'anime ;

On n'attend, pour frapper, que vous et la yîcthtie.

( k tlectïc. ) De votre part, madame , on croît que votre cœur Voudra bien seconder une si noble ardeur.

C'est parmi les flambeaux d'un coupable hymënee Ûue le tyran doit voir trandier sa destinée.

Princesse, c'est à vous d'assfirer nos projets. Flatlez-le d'un'hjnien si doux à ses souhaits : C'est sou)i ce £sux espoir qu'il &ut que vqtre haine Au temf^ où je l'attends ce jour même l'entraîne. Mais , en flftttant ses vœux , dissimulez si bien, Chie de Ions qos desseins il ne soupçonne rien;

L'entraùier aux «itéls ! Ah ! projet qui m*aocftblel itjf9 j périroit; Itys n'est point coupable.

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