‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 146 sur 157 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

J. Assfs qtt'en ce palais mon hymen se jprépaM, Dieux ! quel tirouble secret de mon ame s'empare ! Le^'sëvère devoir qoi m^y fait consentÎT Est-il sitôt saxTi d'un honteux repentir?.

Croirai- je qu'un amour proscrit par tant de lannes Puisse encor me causer de si vives alarmes?

Non , ce n'est point l'amour ; l'amour seul dans un cœur Ne pouRoit exciter tant de trouUe ,et d'horreur : Non , ce A'est point un feu dont pia fierté s'irrite. , . . Ah ! si ce n'est Famour , qu'est-re donc qui m'agite ? Un amour si long-temps sans succès combattu Voudroit-il d'aujourd'hui respecter ma vertu ?. Festins cruels , et vous , criminelles tendres , Plaintes d'Agamemnon , cris perçants , cris funëbret. Sang que j'ai vu couler, pitoyables adieux, ' Soyez à ma fiireur plus qu'Oreste'et les dieux : Échauffez de; transports que mon devoir anime i Peigpez à mon amour un hëros magnanime. . . . Non, ne me pe^ez rien,; ejQTacez seulement Les traite trop bien gravés d'un malheureux azUtnt ,

ELECTRE. ACTE V, SCÈNE I. âai D'une injuste fierté trop constante victime , Dont un père inhumain fait ici toùtle crime , ,Tou)ours prêt & dëfendre un san^ infortuné AvpL caprices du sort long-temps abandonne.

On vient. Hélas ! c'est lui. Que mon ame éperdue S'attendrit et s'émeut à cette chère vue !

Dieux , qui voyez mon coeur «dans ce triste moment , Ai- je assez de vertu pour perdre mon amant?

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