ACTE Vf, SCENE IL â
I?on , je né te haia point : je serois inhumaine Si je pouveifl payer tant d'amour de ma haine.
iTts.
Je ne sais point ha! ! Comblez donc tous les vùeux
Du oœnr le plus fidèle et le plus amoureux.
Vous n'ayez plus de haine ! Eh bien ! qui vous arrête ?
Les antek sont parés, et la victime es^ prèle : '
Venez, sans difierer, par des nœuds étemels,
V9US unir k mon sort aux pieds des immortels.
É^the doit bientôt y conduire la reine;
Souffrez que sur leurs pas mon aipour vous cntraine :
On n'attend plus que vous.
AlSCTRE, « part.
On n'attend phts qofi moi !
Dieux cruels ! que ce mot redouble mon ef&oil
( haut. ) Quoi ! tout est prêt, seigneur ?
ITTS.
Oui, ma chère princesse,
ELECTRE
Hélas!
ITTS.
Ah ! dissipes cette sombre tristesse; Vos yeux d'assez de pleurs ont arrosé «es lieux : Livrez-vous à l'époux que VQua offrent les dieux. Songez que cet hymen va finir vos misères ; Qu'il vous fait remonter au trône de vos pères; Que lui seul peut briser vos indignes liens, Et terminer les maux qui redoublent les miens. -
ss4 . £ L B C T R E.
L» plus grand de mes soins, dans l'ardeur qvà m'anime, Est d8 vous anraclier sa sort qui toos opprime. Myoànes vous déplaît : eU bien ! fen sortirai; Content da nom d'^poi;x, partout je tous suivrai. Trop heureux» pour tout prix du fèu qui xœ consumer Si je putf de vos pleurs adoucir l'amertume ! Aussi toucha que tous du destin d'un bëro^ « . ,
ELECTRE
Bâas ! que ne £ût-S le plus grané de mes maux }
Et que ce triste hymen où ton amour aspire
Cet hymeik . . . Non, Itjs, je ne puis y.aouaccire. J'ai promi»; cependant je ne puis Tach^tr.
Ton père est aux autels, je m'en Tais l'y trouver ; Àtteodii-moi dons c«s. lieux.
Et TOUS êtes sans haine !
Aux autels, quoi ! sans tHoî ? Demeurez, inhumaine : Demeurez-, ou bientôt d'u^ an^uit odieux Ma maia fisra couler tout le sang à vos yeux. Vous gvdieï donc ce prix à ma persévérance ?.
ÉLECTHE.
Ah 1 plus ta m'attendris, ^noin^ notre hymen s'avance.
[ T T s , •« jetant àiei genovx.
Quoi ! vous m'ahendonnez à mes cruels transports !
Que fais-tu« malheureux? Laisse-moi mes remords; Làife-toi : ce n'est point la haine qui me guide.