‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 17 sur 157 · ACTE II, SCÈNE II. a · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II. a

Mon cœar sans s'émouvoir les verroit en ce jour. S'il n'eût brûle pour vous d'un malheureux amour.

C'étoit donc peu, cruel ! qu*avec ignominie

Mon père eût terminé sa déploi:;afale yie ^

Ce n'étoit point assez que votre bras sanglant

Eût jeté dans les mieus Mérion expirant :

De son sang malheureux votre courroux funeste

\ ient jusque dans mon coeur poursuivie enoor le reste !

Oui, tyran, cet amour dont brûle votre cœur

^'eât contre, tout mon sang qu'un reste de fureur.

IDOMÉKKE.

Le reste de ce sang m*est plus cher que la vie : Souffrez qu'un tendre amour me le réconcilie Madame , je Taimai , je vous l'ai déjà dit ;

Songez que Mérion lui-même se perdit

Quoi ! rien ne peut fléchir votre injuste colère l

Trouverai-je partout le cœur de votre père ?

Sa révolte à vos yeux eut-elle tant d'attraits ?.

Mon amour aura-t-îl le sort de mes bienfaits ? ^

Vous verrai- je, au moment que cet amour vous flatte,

Achever les forfaits d'une famille ingrate ?.

Aciiever des ferfaits ! C'est au sang de Minos Asavoir les combler, non au sang d'un héros.

Page 1