SCÈNE VII
THËODAMIE, LÉON IDE.
> .«K^OOAME'E. A : ..
Ou sommes-nous, hélas l ma chère Léonide'r Quel astre injurieux en ces dimats nous guide ? O vous qui nous jetez sur ces bords odieux , Cachez-nous au tyran qui règne 'dans ces lieux , Dieux puissants !- sauvez-nous d'une main ennemie. Qud séjour pour Thyeste et pour Théodamie !
Du sort qui nous poursuit vois quelle est la rigueur. Acrée, après vingt ans rallumant sa fujreur.
Sous d'autres intérêts déguisant ce mystère , Aime pour désoler l'asile de son frère.
L'infortuné Thyeste, instruit de ce danger, A son tour en secret anne pour se venger, ftr«biUoii. z: 9
ATR£E ET XHVÎSSTIS.
Flatté du vam espoir de rentrer dans iMfycèaefl Tandis que reonemi vogueroit vers Atlièkies, On pendant que Ckalcys, par de puissants eftortl, Retiendroit le tyrati sur ctt funestes lx>rdi. Inutiles projets! inutile espérance 1 L'Euripe a tout dëtnût; plus d'espoir ie vengeance : Et c'est ce m^me amant , ce prince généreux 5flOt qui r*y» périssiont sur ce rivage ameux , Gt prinqf à qui je dois le salut de mon père » Qui , la foudre ^ \é. main , va oonii>ler sa lùiscre ) Athènes va tomber, si , pour comble de maux , Tbjeste dans ces murs n'accable ce héros.
Trop heureus cependant, si de l'ail d'fiubée Il pouvoit s'éloigner sans le secours d'Âtrée ! Sauvez^'en s'il'sc fftut^ gmds. dirait ! ye!treH»urroux Poursuit-il des mortels si semblables à vous ? Ciel f puisqu'il faut {AdoSt) iMè^tbi sur son frère > Atrëe est un, objet digne de ta colère.
Je tremble k chaque pas que je fais en ces lieux. Hélas ! Thyeste eu vain s'y cache à ^os les yeux; Quoiqu'absent dès loqg-temps, on peut le reconnoitre*, Heureux que sa Ungueur l'empêche d*y paroitre !.
Espérez du destm un thiitement plus 'doux; Que eraindre d'un tyran, quand son fih est poitr vons? Attendez tout d'un cœur et généreux et tendre : I# main qui nous sauva peut encor vous défencl/^. Toot n'eu pas contre vous dans ce fatal Séjour, Puisque déjîi Vci; yeux y dotaient de Humour.