LE DUC
1 o I qui , par mille exploits divers , Soutiens le pt>ids d'un nom si fameux dans le monde, Héros , à tes bontés souffre que je réponde ,
Et reçois Toffre de mes vers.
XXVI ipÎTEE.
Je matois en Tain de t'en faire lliomzna^ ,
En vain Je me l^tois promis ; Jamais ton nom sacré n'eût pare mon onvragc ,
Si ta ne me Teuâsês pftrmii.' Non , qael que soit pour toi le zèle qui me guide. Quel que fût de mes vers le prix ou le bonheur,
Grand prince , ma muse timide Ne te les eût offerts que dans le fond dxt oosur. Un auteur vainement, sous le nom de prémices.
Croit son liommage en sûreté :
Dans nos plus humbles sacrifices,
On nous croit sans humilité. •
C*est tendre k Timmortalité, Que de paroitre au jour sous de si grands auspices ; C'est rendre enfin mes vers ou suspects ou complices
D'une coupable vanité.
Heureux que ma muse indiscrète
N'ait point suivi sa folle ardeur , Et que , prête à livrer le héros au poëte , Elle ait d'un front modeste épargné la pudeur I Si , plus que toi peut-être instruite de ta gloire , Rappelant des périls que tu ne craignis pas , Te les reprochant même au sein de la victoire , Ma muse t'apprenoit tout ce que fit ton bras. . . .
Non I ne crains point que son audace , De Steinkerque ou Nerwinde embrassant les exploits.
EPITRE. XXVil
Fasse résonner une voix
A peine connoe au Pamassa. Mais si da dieu des vers je me fais avoner.
Si sur moi d'un rayon il r^and ia lumière ,
Je ne rentre dans la carrière
Que pour apprendre à te louer.
J0I.TOT DE GaÉBILLOIV^