ACTE II; SCÈNE VI. ïiS
Qu'ai-je diteadti , grands dieux ! lui Thyeste, seigâetir ? Eh bien î en doit-il moins flëchîr votre rigueulr ? Calmez, seigneur, calmeï cette fareUr extràine.
ATaéz.
Que vois-je ? quoi ! mon fils arme contre moi-ïnéme ! Qu-^i ! celui qui derroit m'en venger aujourd'hui Ose , à mes yeux encor , s'intërçsser pour lui ! lArhe y c'est donc ainsi qu'à toi) devoir fidèle Tu disposes ton bras à servir s^ querelle ?
Plutôt mourir cent fois; )e n'ai point à choisir : Dans mon sang, s'il le faut, baigpez-vous à loisir: Seigneur, par ces genoux que vo^ipe fils embrasse. Accordez & mes voeux cette dernière grâce.
Après l'avoir sauvé des ondes en courroux , M'en cofttera-t-il plus de le sauver de vous? A mes justes désirs que vos transports se rendent. Voyez quel est le sang que mes ple^^rs vous dcmajident : C'est le vôtre , seigneur , non un sa;^ étranger. C'est ^en Im pardonnant qu'il faut ypixs en venger.
Athée.
Le perfide ! si près d'éprouver ma vengeance, Daigne-t-il seulement implorer ma démence ?,
TSTESTE.
Que pourroit me Servir d'implorer fon sl*cotarft , Si ton cœur qui me hait yeax me haïr toujours ? £h I que n'air je pas fait pour fléchir tr. colère ? Qui de nous deux, cruel ! pouisuft ici son frère ?
lO.
ii4 ATRÉE ET THYESTE.
Depuis TÛigt ans entien, que n'ai-)e point tenté Pour calmer les tran^Kirts de toa cœur initë ? Siumonte I comme moi, la ▼engfance et laliaiuc; Règle tes soins jaloux sur les soins de Plisthène ; Et tu verras bientôt, si fen donne ma foi , Que tu n'as point d'ami plus fidèle que moi.
\TRéE.
Quels seront tes garants, lorsque le nom de frère N*a pu garder ton cœur d'un amour téméraire?
Quand je t'ai vu souiller par tes coupables feux Les autels où. l'hymen alloit combler mes vtEux, Que peu-^-tu m'opposer qui parle eb ta défense ? Les droits de la nature , bu biev de l'innocence ?
THYESTE
Ke me reproche plus mon crime ni mes feux ; Tu m*as vendu bien cher cet amour malheureux. Pour t'attendrir en(rn , auteur die ma misère , Considère un moment ton di^orable fîère.
Que pcux-tu souhaiter qui te pafle pour moi ? Regarde en quel <^tat je parois devant toi.
PLTSTHÈirZ.
Ah ! rendez- vous , seigneur ; je vois (fae Ta natuiv Dans votre cœur sensible excite un doux murmure : I7e la combattes point par des soke odfem ; Elle n'inspire rifla qui ncvienae dUBs- dieus C'est votre frère enfin ; que rien ne vous arrête : De sa fidélité je sépoads sur ma tête.
▲vais.
Plisthène, c'en est ûit ; je me rends à ta voîx ; Je me sens attendri pour la première fob.