ACTE III, SCÈNE III
Plisthène est un héros, son père est outragé;
n a de la valeur, je ne suis pas vengé !
Ah ! ne me force point, dans ma fureur extrême,
Que sais-je ? hélas ! peut-être à t'immoler toi-même i
Car enfin, puisqu'il faut du sang II ma fureur.
Malheur à quijcahit les transports de mon cœur !
PLISTHÈITE,
Verse% le sang d'un fils» s'il peut vous satisfaire ; Mais n'en attendez rien à sa vertu contraire. ^
S'il faut voir votre affront par un crime effacé, Je ne me souviens plus qu'on vous ait offense. Oui, seigneur ; et ma main, loin d'être meurtrière. Défendra contre .vojus les jours de votre frère. Seconder vos fureurs, ce seroit vous trahir; Votre gloire m'engage à vous désobéir.
ATBÉE.
Enfin j'ouvre les yeux; ta l&cheté, perfide, lïe me fait que trop voir l'intérêt qui te guide; Tu trahis pour Thyeste et les dieux et ta foi : Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il est connu de loi. jpse encor me jurer que pour Théodamie Ton cœur ne Inùle point d'une flamme ennemie.
PLISTHiKE.
Ah ! si c'est là trahir mon devoir et ma foi , Non, jamais on ne fut plus coupable que moi; Oui, seigneur, il est vrai, la princesse m'est chère : Jugez si c'est à moi d'assassiner son père.
Vous connoissez le Usa qui dévore mon sein ; Et, pour verser son sang, vous choisissez ma main {
taa AÏRÉEETTHYESTK.
Ce n*est pas la yertu, c'est donc Vamoar, parjure, Qui te fi>rcie au refus de venger mon injuipe ! Voyons si cet amour, qui t'a fuit me trahir.
Servira maintenant à me faire olx5ir.
fvi n'auras pas en vain aimé Théodamie ; " Yenge-moi dès ce jour, ou^c'est fait de sa vie.
PtlSTB&NE.
Ab I grands dieux !
▲ TK££.
Tu frémis ! Je t'en Caisse le clioij .
Et te le laisse, ingrat , pour la dernière ibis.
PLISTHtvE.
Ah ! mon choix est tout fait dans ce moment funeste: C'est mon sang qu'U yous faut, non le sang de Thyeste
Quand l'amoiir, àe waom fîb, seMihle «voir Mt le sien, U ne m'îpipovte fiins^ie MO tasg ou du tien.
Obéis cependant, «ehère ma 'vwgaNioe.
L'instant fàÈÙ^ppBoàui, et Thyeste s'avance:
S'il n'est mort loisqu'enfîn je reverrai ces lieux, J'immole sans pitié ton amante à tes yeui^ Rappelle tes esprits : avec lui je te laisse. Au secoi4is de ta main appelle ta princesse; ht soin de la sauver doit exciter ton bra^
Quoi ; vous Viiainokriea ! Je oe vo«u ^te pas.