‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 76 sur 157 · ACTE lil, SCÈNE lit · texte numérisé non relu

ACTE lil, SCÈNE lit

Et, bravant sans respect et les dieux et son père, Son cœur pour eux et lui n'a qu'une foi légère.

PLt«THÈllE.

Où sont Tos ennemis ? j*avob «ru ^ue ki paix

^> TOUS en laissoit point h craindM en ce palais :

Je n'y vois que des cœurs pour yous remplis de aèle •

Et qu'un fils, pour son roi, respectueux, fidèle.

Qui n'a point mérité ces cnieb traitements.

Où sont TOS ennemis ? et qnds sont me$ semenis ?

Atkée.

Où sont mes ennemb ? Ciel ! que yiens-Je d'entendre ? Thyeste est dans ces lieux , et l'on peut s'y mépreodre l Vous deviez l'immeiler à mon ressmtimeBt :

Voilà mon ennemi , totHi votre serment

PlISTBiVE..

Quelle que soit la 'foi que je vous ai Jurée, J'auiois cm que la vôtre eût dté pkts sacrée ; Qu'un frère dans vos bras , à la face dès dieux , M'eût assez acquitté d'un -seiment odieux.

D'uQ parçil souvenir ma vertu me dispense :

Je ne me souviens plus que de votre démence.

Mon devoir a ses droits, mais ma f^xÀn a les sieM^ Et vos deniiets serments m'ont dégagé éo» miens.

▲raiz.

Sans vouloir dégager un serment par un anliv , Veux-tu -que tous les deux nous remplissions le nôtra ? Kt tu verras bietat^ si j'explique le mien , Que ce dernier serment ajoute encore au tien, i 'ai jur^ par les ^eux , j'ai juré par Plistliène , Que ce jour qui nous luit mettroit fia à ma lutiae.

lAO ATRÊE ET THYESTE.

Fais couler tout le sang ({ue j'exige de toi. Ta main de mes seimeots aura rempli la foi.

Regarde qjoi de nous fait au ciel une injure , ^tui de nous deux enfin est ici le parjure.

PLISTHÈHE. .

Ah ! seigBeuT, puis- je voir votre cœur aujourd'hui

Descendre à des détours si peu dignes de lui?

Non , par de feints serments je ne crois point qu*4tree

Ait pu braver des dieux la majesté sacrée ,

Se jouer de la foi des crédules humains j

Violer en un jour tous les drotits les plus saints.

Enchanté d'une paix si long-^temps attendue ,

Je vous louois déjà de nous l'avoir rendue;

Et je m'appjbudissois, dans des moments si doux.

D'avoir pu d'un héros désanner le courroux :

J'admirois un grand cœur au milieu de l'offense «

Qui, maître de puuir, méprisoit la vengeance*

Thyeste est criminel , voulez-vous l'être aussi ?

Sont-ce là vos serments? Pardonne^-ious ainsi?.

Qui? moi lui pardonner ! Les fières Euâiënides

Du sang des malheureux sont oent fois moins avides.

Et leur farouche aspect inspire moins d'horreur

Que Thyeste aujourd'hui n'en inspire à mon cœur,

Quels que soient mes serments, trop de fureur m'anùoie*

Perfide , il te sied bien d'oser m'en faire un; criiQe,!

Laisse là ces sennents ; si j'ai pu les trahir ,

C'est au ciel d'en juger, à toi de m'obéir.

Dans un fils qui faisoit ma plus chère espérance »

|e ne vois qu'uQ ingrat qui trahit ma vengeance*'

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