ACTE lil, SCÈNE lit
Et, bravant sans respect et les dieux et son père, Son cœur pour eux et lui n'a qu'une foi légère.
PLt«THÈllE.
Où sont Tos ennemis ? j*avob «ru ^ue ki paix
^> TOUS en laissoit point h craindM en ce palais :
Je n'y vois que des cœurs pour yous remplis de aèle •
Et qu'un fils, pour son roi, respectueux, fidèle.
Qui n'a point mérité ces cnieb traitements.
Où sont TOS ennemis ? et qnds sont me$ semenis ?
Atkée.
Où sont mes ennemb ? Ciel ! que yiens-Je d'entendre ? Thyeste est dans ces lieux , et l'on peut s'y mépreodre l Vous deviez l'immeiler à mon ressmtimeBt :
Voilà mon ennemi , totHi votre serment
PlISTBiVE..
Quelle que soit la 'foi que je vous ai Jurée, J'auiois cm que la vôtre eût dté pkts sacrée ; Qu'un frère dans vos bras , à la face dès dieux , M'eût assez acquitté d'un -seiment odieux.
D'uQ parçil souvenir ma vertu me dispense :
Je ne me souviens plus que de votre démence.
Mon devoir a ses droits, mais ma f^xÀn a les sieM^ Et vos deniiets serments m'ont dégagé éo» miens.
▲raiz.
Sans vouloir dégager un serment par un anliv , Veux-tu -que tous les deux nous remplissions le nôtra ? Kt tu verras bietat^ si j'explique le mien , Que ce dernier serment ajoute encore au tien, i 'ai jur^ par les ^eux , j'ai juré par Plistliène , Que ce jour qui nous luit mettroit fia à ma lutiae.
lAO ATRÊE ET THYESTE.
Fais couler tout le sang ({ue j'exige de toi. Ta main de mes seimeots aura rempli la foi.
Regarde qjoi de nous fait au ciel une injure , ^tui de nous deux enfin est ici le parjure.
PLISTHÈHE. .
Ah ! seigBeuT, puis- je voir votre cœur aujourd'hui
Descendre à des détours si peu dignes de lui?
Non , par de feints serments je ne crois point qu*4tree
Ait pu braver des dieux la majesté sacrée ,
Se jouer de la foi des crédules humains j
Violer en un jour tous les drotits les plus saints.
Enchanté d'une paix si long-^temps attendue ,
Je vous louois déjà de nous l'avoir rendue;
Et je m'appjbudissois, dans des moments si doux.
D'avoir pu d'un héros désanner le courroux :
J'admirois un grand cœur au milieu de l'offense «
Qui, maître de puuir, méprisoit la vengeance*
Thyeste est criminel , voulez-vous l'être aussi ?
Sont-ce là vos serments? Pardonne^-ious ainsi?.
Qui? moi lui pardonner ! Les fières Euâiënides
Du sang des malheureux sont oent fois moins avides.
Et leur farouche aspect inspire moins d'horreur
Que Thyeste aujourd'hui n'en inspire à mon cœur,
Quels que soient mes serments, trop de fureur m'anùoie*
Perfide , il te sied bien d'oser m'en faire un; criiQe,!
Laisse là ces sennents ; si j'ai pu les trahir ,
C'est au ciel d'en juger, à toi de m'obéir.
Dans un fils qui faisoit ma plus chère espérance »
|e ne vois qu'uQ ingrat qui trahit ma vengeance*'