‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 83 sur 157 · ACTE m, SCÊKE VIIL ia · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÊKE VIIL ia

^h I je le punirai de l'aToir idlfferée , Comme fils de Thyeste, ou comme fils d'Atrée. Mériter ma yengeance est un moindre forfait Que d'oser un moment en retarder TefTet Perfide, malgré toi je t'en ferai complice :

Ton roi pour tant d'afironts n'a pas pour un supplice : Je ne punîrois point vos forfaits différents , Si je ne m'en vengeois par des forfaits plus grands. Où Thyeste paroit, tout respire le crime :

Je me sens agit^ de l'esprit qui l'anime ; Je snîs dëjà coupable. Étoit-ce me renger Que de charger son fils du soin de l'égorger ? Qu'il vire ; ce n'est plus sa mort que Je médite. La mort n'est que la fin èeê tourments qu'il mérite. Que le perfide, es pr^ aux liorreurs de son sort. Implore comme un bien la plus affreuse mort : Que ma triste vengeance, à tous les deux cruelle, Étonne jusqu'aux dieux , qui n'ont ried fait pour die. Vengeons tous nos afirdnts , mais par un tel forfait , Que Thyesfe lui-même eftt voulu l'avoir fait Lâcbe et vaine pîtië, que ton murmure cesse : Dans les cœurs outrfigés lu n'es qu'une folblesse; Abandonne le mien : qu'exigcs-tu d'un cœur Qui ne reconuoît plus de dieux que sa fhrcur ? Courons tout préparer ; et, ptf un coup funeste, Surpissons, s'il se peut, les crimes de Tbyeste. Le ciel, pour le punir d'avoir pu m'outrager , A remis h son sang le soin de m'en v«n^« t

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