ACTE IV, SCÈNE V. x
D*ime .indigne frayeur je vois toi^ ame atteinte ; Thyeste, chasse-s-en les soupçons et la crainte ; Ne redoute piva rien de mon inimitié :
Toute ma haine cède h ma juste pitié.
Ne crains plus une main ï te perdre animée : Tes malheurs sont si grands, qu'elle en est désaxée ; Et les dieux, efirayës des forfaits des humains, Jamais plus à propos n'ont trahi leurs desseins. Quelle ëtoit iûM fureur ! et qud Tais-je t'apprendre ! Ton cœur déjà trcmHatit va frëmir de Ventendrc. Je le répète encor, tes malheurs sont si grands , Qu*à peine je les crois, tûoi qtû te les apprends.
( Il lui montre uiv billet d'JErope. )
Ce billet seul contient un secret si funtete. . . . Mais, avant de l'ouvrir, écoute tout le reste» Tu n'as pas oublié les sujets odieux D'un courroux ettité par tes indignes feux :
Souviens-t'en , c'est b toi -d'en garder la mémoire : Pour moi, je les oublie ; ils blessent trop ma gloire. Cependant contre toi que n'ai- je point tenté ?. J en sens encor frémir mon coeur épouvanté.
En vain sur mes serments ton ame tassurée Oomptoit sur une paix que je t'avois jurée f . Car, dans l'instant fatal où j'attestois les cieux. Je me jurois ta mort, et j'imposois aux dieux. Je n'en yeux pour témoin que ce même Plistliène Pftr de pareils serments qui sut tromper ma haine, G^étoit lui qui devoit me venger aujourd'hui D'un crinïe dont l'afiront rejaillissoit sur lui ;