ACTE V, SCÈNE IV. i^S
De son fils tout san^ant , de son mAlheureiiz fils ,
Je -veux que daxu son sein il entende les cris.
C'est en toi-même, ingrat, qu'il faut que ma victîmey
Ce firuit de tes amours, aille expier ton crime. . . .
Je frissonne , et je sens mon ame se troubler. . . .
C'est II mon ennemi qu'il convient de trembler.
Qui cède 2i la pitié mérite qu'on l'oficnse ;
n. faut un terme au crime , et non à la vengeance.
Tout est prêt, et déjà dans mon cceur furieux
Je goûte le plaisir le plus parfait des dieux :
Je vais être vengé. Tbyeste, qudle joie I
Je vus jouir des maux où tu vas être en proie;
Ce n*est de ses forfiiits se venger qu'à demi,
Que d'accabler de loin un perfide ennemi:
Il faut, pour bien jouir de son sort déplorable ,
"Le voir dans le moment qu'il devient misérablej
De ses premiers transports irriter la douleur,
Et lui faire à longs traits sentir tout son malbeur: