‹ Œuvres de Crébillon (volume 2)Chapitre 97 sur 157 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ATRÉE, THYESTE, Gardes.

▲ Tuez, bai.' • '

Thteste vient : feignons. H semble , à sa tristesse. Que de son sort afireux quelque soupçon le preste*

( liaut. ) Cher Thyeste, approchez. D'où naît cette frayeur? Quel déplaisir si prompt peut troubler votre oesur ? Vous paraissez saisi d'une douleur secrète , £t ne iD<e montrez plus cette ame satisfaite

Cr^billoa. I. ^ • .ï3

j46 atjrêe et thyestb.

Qui sembloit respirer la douceur de I9 paix :

Sfe seroit-elle plus vos plus tendres souhaits ?

Quoi ! de quelques soupçons votre ame est-elle attetute?

Ce )our, cet heureux jour est-il £ût pour la crainte?

Mon frère, tous devez la bannir désormais i

La coupe va bientôt nous unir pour jamais.

Goûtez- vous la douceur d une paix si parfaite ?.

£t la souhaitez-vous comme je là souhaite ?

Si 'êtes- vous pas sensible à ce rare bonheur?

THTE8TE.

Qui? moi, vous soupçonner ou vous haîr , seigneur !

Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qu'ici j'atteste.

Qui lisent mieux que vous dans Tame de Thyeste.

Ne vous oflfensez point d'une vaine terreur

Qui semble , malgré moi, s'emparer de mou oo^ir.

Je le sens agité d'une douleur mortelle :

Ma constance succombe ; eu vain J6 la rappelle^

Et, depuis un moment, mon esprit abattu

Laisse d'un poids honteux accabler sa venu.

Cependant près de vous un je ne sais quel cLamiti

Suspend dans ce moment le trouble qui m'alanzîe.

Pour rassurer encor mes tiinides esprits ,

Keudez.moi mes enfittits, faites venir mon fils;

Qu'H puisse être témoin d'une union si chère,

Et partager, sevgq^eor, Wbontés dfi mon frèfrc.

▲zaÏE.

Voui serez satisfait, tbjnV^ ; et votre fils Pour jamais ep ces lieux va vous être remis.

Oui, mon frère, il n'est plus que la Parqua înlittynaiu« Qui puisse séparer Thypst< dfi Pli«thèofi.

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