ACTE I, SCENE III
Qtel traitement , après une si longue absence ?
IDOMÉ!rÉE.
Non, il n'est pas pour moi de spectacle plas doux., Mon lils ; je ne sais rien de plus aimé que vous. IMais je ne puis vous voir que mon cœur ne frémisse. Je crains le ciel vengeur, et qu'il ne me ravisse Un bien...
inAMATTTE.
Ah ! puisse-t-il , aux dépens de mes jours , A des maux si cruels donner un prompt secours ! La mort du moins , seigneur , finiroit mes alarmes : Vous ne paroissez plus sans m'arracber des larmes : Trisie, desespéré, vous cberchez à mourir, Et vous m'aimez, seigneur ! est-ce là me chérir? Le ciel en vain de vous écarte sa colère. Tous vous faites des maux qu'il ne veut pas vous faire: Il vous rend àmespleurs, quand jevouscroisperdu; M'ôterez-vous, seigneur, le bien qu'il m'a rendu?
Ah .' mon fils , nos malheurs ont lassé ma constance . Et de iléchir les dieux je perds tonte espérance; Trop heureux si le ciel, secondant mes souhaits, Me rejoignoit bientôt à mes tristes sujets!
idama:çte.
Pour eux, plus que le ciel , vous seriez inflexible , Si vous leur prépariez un malheur si terrible. Tous les dieux ne sont point contre Vous ni contre
eux, Pui.squ'il nous reste encore un roi si généreux; Conservez-le, seigneur, et terminez nos craintes. Pent-Ptre que le ciel, plus sensible à nos plaintes, Va s'expliquer bientôt; et, fléchi désormais...
IDOMÉREE.
Ah .' moa fil5, poisse-t-il ne s'expliquer jamais ! Adieu.
36 IDO MENÉE.