ACTE II, SCE^E I. i
« Cesse de me presser sur le destin d'Oreste;
■ Pour eu être éclairci tu m'implores en vain : « Jamais destin ne fut plus triste et plus funeste;
■ Redoute pour toi-même un seuibiable destin. « Appaise cependant les mânes de ton père; « Ton bras seul doit venger ce héros malheureux « D'une main qui lui fut bien îatale et bien chère: « Mais crains , en le vengeant , le sort le plus affreux ». Une main qui lui fut bien fatale et bien chère 1 Ma mère ne vit plus, et je n'ai point de frère. Juste ciel 1 et sur qui doit tomber mon courroux .' De ces lieux cependant fuyons, arrachons-nous. Allons trouver le roi... Mais je vois la princesse. Ah! fuyons; mes malheurs^ mon devoir, tout m'en
presse.
Partons, dérobons-nous la douceur d'un adieu.