‹ Œuvres de CrébillonChapitre 141 sur 502 · ELECTRE, TYDÉE · texte numérisé non relu

ELECTRE, TYDÉE

T Y D t E , «'i /iii-Tnéme.

Mais quel objet se présente à mes yenx^ Dieils. ! quels tristes accents font retentir ces lieux I C'est une esclave en pleurs ; hélas l qu'elle a de

charmes !

Que mon ame en secret s'attendrit à ses larmes ! Que je me sens touché de ses gémissements ! Ah ! que les malheureux éprouvent de tourments!

£ L K c T R K , r/ part.

Dieux puissants, qui l'avez si long-temps poursuivie^ Épargnez-vous encore nue mourante vie."" Je ne le verrai plus, inexorables dieux! D'une éternelle nuit couvrez mes tristes yeux.

T Y D É E , « Electie.

Je sens qu'à votre sort la pitié m'intéresse : Ke pourrai-je savoir quelle douleur vous presse.^

ELECTRE

Hélas ! qui ne connoît mon nom et mes malheurs? Et qui peut ignorer le sujet de mes pleurs.^ Un desespoir affreux est tout ce qui me reste, O déplorable aang ! à malheureux Oreste I

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