SCENE v'i
POI.Tri.ETK.
Ah ! seigneur, falloit-il découvrir ce mystère.'* Avez-vous dû parler?
Ai-j'j donc pu me taire?
Près de l'objet enfin qui cause nK)ii ardeur, Pouvois-je retenir tant d'amour dans mon cœur? Que dis-tu? toujours plein de cette ardeur extrême. Le hasard sans témoins m'offre tout ce que j'aime, Et tu veux de l'amour que j'étouffe la voix. Libre de l'expliquer pour la première fois ! D'un attrait si puissant, eh! comment se défendre? Mon amour malheureux vouloit se faire eutendre. JMais quel trouble inconnu remplit mon cœur
d'effroi?
Cherchons dans ce palais à rejoindre le roi. Allons: bientôt la nuit, moins terrible et moins
sombre , Va découvrir les maux qu'elle cachoit dans l'ombre. Ces lieux sont éclairés d'un triste et foible jour : Egésippe déjà doit être de retour.
Suis-moi ; près de mon père il faut que je me rende. Sachons, pour s'appaiser, ce que le ciel demande. Quel présage! et qu'attendre en ces funestes lieux, •Si tout, jusqu'à l'amour, sert le courroux des dieux ?