‹ Œuvres de CrébillonChapitre 158 sur 502 · ELECTRE, ITYS · texte numérisé non relu

ELECTRE, ITYS

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Pénétré d'un malheur où mon cœur s'intéresse ^ M'est-il enfin permis de revoir ma princesse? Si j'en crois les apprêts qui se font en ces lieux, Je puis donc, sans laigrir, m'offrir à ses beaux yeux ? Quelque prix qu'on prépare au feu qui me dévore , ]\la!^ré tout mon espoir, que je les crains encore ! Dieux! se peut-il qu'Electre, après tant de rigueurs, Daigne choisir ma main pour essuyer ses pleurs ? Est-ce elle qui m'élève à ce comble de gloire ? Mon bonheur est si grand que je ne le puis croire. Ahl madame,àquidois-jeunbiensi douxpourmoi ? Amour, fais , s'il se peut , qu'il ne soit dû qu'à toi ! Electre, s'il est vrai que tant d'ardeur vous touche, Confirmez notre hymen d'un mot de votre bouche; Laissez-moi dans ces yeux , de mon bonheur jaloux , Lire au moins un aveu qui me fait votre époux. Quoi ! vous les détournez ! Dieux ! quel affreux

, silence.' Ma princesse, parlez ; vous fait-on violence? De tout ce que je vois que je me sens troubler ! Ah I ne me cachez point vos pleurs prêts à couler: Confiez à ma foi le secret de vos larmes, I>en craignez rien; ce cœur, quoiqu'épris de vo»

charmes, N'abusera jamais d'nn pouvoir odieux.

Aladame, par pitié, tournez vers moi les yeux.

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