‹ Œuvres de CrébillonChapitre 166 sur 502 · PA.I. A M E D E · texte numérisé non relu

PA.I. A M E D E

J'ai va , seigneur, j'ai vu ; ce n'est point l'imposture Qui vous charge d'un coup dont frémit la nature. De vos soins généreux plus irritée encor, Clytemuestre a trompé le fidèle Anténor; Et, remplissant ce» lieux et de cris et de larmes, 5'est jetée à travers le péril et les armes. Au moment qu'à vos pieds son parricide époux Etoit près d'éprouver un trop juste courroux. Votre main redoutable alloit trancher sa vie : Dans ce fatal instaut la reine l'a saisie. Vous, sans considérer qui pouvoit retenir Une main que les dieux armoient pour le punir. Vous avez d'un seul coup , qu'ils conduisoieut peutêtre , Fait couler tout le sang dont ils vous firent naitre.

ORESTE

Sort, ne m'as-tu tiré de l'abyme des flots

Que pour me replonger dans ce gouffre de maux;

Pour me faire attenter sur les jours de ma mère ?

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