‹ Œuvres de CrébillonChapitre 167 sur 502 · ACTE V, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VIII

CLYTEMN&STRE.

Ton frère ! quoi ! je meurs de la main de mon Hls ! Dieux justes I mes forfaits sont-ils assez punis? Je ne te revois donc, fils digne des Atrides, Que pour trouver la mort dans tes mains parricides? Jouis de tes fureurs, vois couler tout ce saug, Dont le ciel irrité t'a formé dans mon flanc. Monstre, que bien plutôt forma quelque Furie, Puisse un destin pareil payer ta barbarie ! Frappe encor, je respire, et jai trop à souffrir De voir qui je fis naitre , et qui me tait mourir : Achevé , épargne-moi le tourment qui m'accable.

O R E STE

Ma mère !

CLTTEMNESTRE.

Quoi 1 ce nom qui te rend si conpable , Tu l'oses prononcer! N'affecte rien, cruel ; La douleur que tu feins te rend plus criminel. Triomphe , Agamemnon , jouis de ta vengeance ; Ton fils ne démeut point ton nom ni sa naissance. Pourl'en voir digne augrédemesvœuxet des tiens Je lui laisse un forfait qui passe tous les miens.

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