ACTE I, SCENE II
Et c'est l'unique bien que je demande aux dieux.
z É X O BI E.
Et pourquoi donc ici m'avez-vous amenée? Quelle que fût ailleurs ma triste destinée. Elle couloit du moins dans lombre du repos. C'est TOUS, par trop de soins, qui comblez tous mes
maux.
D'ailleurs, qu'espérez-vous d'une flamme si vive? Tant d'amour convient-il au sort d'une captive? Vous ignorez encor jusqu'où vont mes milheurs : Rien ne saoroit tarir la source de mes pleurs. Ah! quand même l'amour uniroit l'un et l'autre, L'hymen n'unira point mon sort avec le votre. 'Malgré tout son pouvoir, et son amour fatal , Le roi n'est pas, seigneur, votre plus fier rival. Un devoir rigoureux, dont rien ne me dispense, Doit forcer pour jamais votre amour au silence. J'entends du bruit: on ouvre. Ah! seigneur, c'est
le roi.
Que je crains son abord et pour vous et pour moi !