É RIXE N E
Si je craignois qu'un feu, déclaré malgré moi, Dût jamais éclater devant d'autres que toi, Dans la nuit du tombeau toujours prête à descendre, J'irois ensevelir ce secret sous ma cendre. Quoiqa'à mes yeux, peut-être, Idamanteaittropplu, Il me sera toujours moins cher que ma vertu. D'un amour que je crains il aura tout à craindre ; Avec ma baine seule il seroit moins à plaindre. Non , mon père, ton sang, lâchement répandu , A tes fiers ennemis ne sera point vendu ; Et le cruel vainqueur qui surprend ma tendresse Ajoute à ses forfaits celui de ma foiblesse. .Te saurai le punir de son crime et du mien... Le roi paroît... fuyons un fâcheux entretien.