‹ Œuvres de CrébillonChapitre 195 sur 502 · SCENE I y · texte numérisé non relu

SCENE I y

RHADAMISTHE, HIÉROX.

RHADAMISTHE.

Cher ami , c'en est fait : Mes efforts redoublés ont été sans effet. Tout malheureux qu'il est, le vertueux Arsame, Presque sans murmurer, voit traverser sa flamme; Et qu'en attendre encor, quand Tamonr n'y peut

rien ?

Hiérou, que son coeur est différent du mien ! J'ai perdu tout espoir de troubler l'ibérie, Et le roi va bientôt partir pour l'Arménie : Devancons-v ses pas, et courons achever Des forfaits que le sort semble me réserver. Pour partir avec toi je n'attends qu'Isménie : Tu sais qu'à Pharasmane elle doit être unie.

HI É R o N,

Quoi! seigneur...

RHADAMISTHE,

Elle peut servir à mes desseins; Elle est d'un sang , dit-on , allié des Romains, Pourrois-je refuser à m jn malheureux frère Un secours qui commence à me la rendre chère? D'ailleurs, pour lenlever, ne me suflit-il pas Que mon père cruel brûle pour ses appas? C'est un garant pour moi . ie veux ici l'attendre. Daigne observer des lieux où l'on peut nous surprendre.

Adieu : je crois la voir ; favorise mes soins , Et me laisse avec elle un moment sans témoins.

/,o RlIADA:MlSTIir ET ZLNOBIE.

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