‹ Œuvres de CrébillonChapitre 205 sur 502 · ACTE IV, SCENE T. 5i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE T. 5i

Le brnit de ton trépas, confirmé tant de fois. Ne me laissoit-il pas maitresse de mou choix ? Qne pouvoient te servir les droits d'un hyménée Qne vit rompre et former une même jouruée? Ose te prévaloir de ce funeste jour Où tout mon sang coula pour prix de mon amour ; Rappelle-toi le sort de ma famille entière; Songe an sang qu'a versé ta fureur meurtrière ; El considère après sur quoi tu peux fonder Et l'amour et la foi qne j'ai dû te garder. Il est vrai que , sensible aux malheurs de ton frère , De ton sort et du mien j"ai trahi le mvstere. J'ignore si c'est là le trahir en effet ; Mais sache que ta gloire en fut le seul objet : Je voulois de ses feux éteindre l'espéiance. Et chasser de son cœur un amour qui m'offense. Mais puisqu'à tes soupçons tu veux t'abandonner, Connois donc tout ce cœur que tu peux soupçonner; Je vais , par un seul trait , te le faire connoitre , Et de mon sort apr'^s je te laisse le maître. Toa frerc me tut cher; je ne le puis njer; Je ne cherche pas même à m'en iustiher • Mais, malgré son amour, ce prince qui l'ignore, Sans tes lâches soupçons, lignoreroit encore,

{à ^irsanjf^. ) Prince, après cet aveu, je ne vous dis plus rien. "V ous connoissez assez un cœur comme le mien , pour croire que sur lui l'amour ait quelque empire : Mon époux est vivant, ainsi ma Hamme expire. Cessez donc d'écouter un amour odieux.

Et sur-tout gardez-vous de paroitrc à mes yeux.

(à ly/ia ainistt.-e.) Pour toi , dès que la nuit pourra me le permettre. Dans tes mains, en ces lieux , j e viendrai me remettre. Je connois la fureur de tes soupçons jaloux ; Mais j'ai trop de vcriu pour craindre mon époux.

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5a RHADAMISTHE ET ZEXOEÎE.

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