‹ Œuvres de CrébillonChapitre 21 sur 502 · ÉRIX E N E · texte numérisé non relu

ÉRIX E N E

Cétoit donc peu, cruel ! qu'avec ignominie

Mon père eût terminé sa déplorable vie !

Ce n'étoit point assez qne votre bras sanglant

Eût jeté dans les miens JMérion expirant !

De son sang malheureux votre courroux funcsie

Vient, jusque dans mon cœur, poursuivre encor le

reste .' Oui , tyran, cet amour dont brûle votre cœur N'est contre tout son sang qu'un reste de fureur.

Le reste de ce sang m'est plus cher que la vie ; Souffrez qu'un tendre amour me le réconcilie. Madame, je l'aimai ; je vous l'ai déjà dit : Songez que Mérion lui-même se perdit...

Quoi ! rien ne peut fléchir votre injuste colère ! Trouverai-je par-tout le cœur de votre père? Sa révolte à vos yeux eut-elle tant d'attraits ? Mon amour aura-t-il le sort de mes bienfaits? Vous verrai-j e, au moment que cet amouv vous flatte, Achever les forfaits d'une famille ingrate?

É RIXEW E.

Achever des forfaits ! c'est au sang de Minos A savoir les combler, non au sang d'un héros.

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