ÉRIX E N E
Cétoit donc peu, cruel ! qu'avec ignominie
Mon père eût terminé sa déplorable vie !
Ce n'étoit point assez qne votre bras sanglant
Eût jeté dans les miens JMérion expirant !
De son sang malheureux votre courroux funcsie
Vient, jusque dans mon cœur, poursuivre encor le
reste .' Oui , tyran, cet amour dont brûle votre cœur N'est contre tout son sang qu'un reste de fureur.
Le reste de ce sang m'est plus cher que la vie ; Souffrez qu'un tendre amour me le réconcilie. Madame, je l'aimai ; je vous l'ai déjà dit : Songez que Mérion lui-même se perdit...
Quoi ! rien ne peut fléchir votre injuste colère ! Trouverai-je par-tout le cœur de votre père? Sa révolte à vos yeux eut-elle tant d'attraits ? Mon amour aura-t-il le sort de mes bienfaits? Vous verrai-j e, au moment que cet amouv vous flatte, Achever les forfaits d'une famille ingrate?
É RIXEW E.
Achever des forfaits ! c'est au sang de Minos A savoir les combler, non au sang d'un héros.