SCENE VIII
ARTAXERCE, XERXÉS.
XE ax Ks, à part.
Ciel ! dans mou trouble extremo Ne pourrai-je jouir uu moment de moi-même.'^
( A/7//f. ) Ah! mon lils, laissez-moi; pourquoi me cherchezvous?
Dût sur ce fils tremblani tomber votre courroux, Je ne puis résister a mon xmpatieuce ; Chaque pas, chaque instant aigiit n;a défiance, A d'injustes soupçons .\erxes abandonné Se repenliroit-il de m'avo^r couronne?
A peine st-s bontés méJevcnt a lerr.pire Que son cœur inquiet en gtmit, en soupire. Privez-moi pour jamais d'un rang si glorieux. Et me rendez, seigneur, un bien plus précieux, R.endez-moi ces bontés et cet amour de pcre Qu'à tout autre bienfait Artaxerce préfère.
- ACTE I, SCENE vin. -7
Alals quelle est mon erreur I plut au ciei quemou roi ZS\^ fit que soupçonner mon re!»pect et ma foi ! J'aarois bientôt calmé le soucj qui m'aecable : Que je crains bien plutôt qu" Amestris trop aimable Avec une beauté qui l'épale à nos dieux K'ait peut-f tre trouvé grâce devant vos veux ! Car euiin , indigne de l'aideur qui me presse , Je vouà ai va frémir au nom de la princesse. Seigneur, que ce silence irrite encor mes maux !
■' ■ x ER r è s.
Sans vrttis inquiérer do nom de vos rivaux , Ne vous satlij-11 pas qu'à son devoir soumise Amestris a vas Vœux soit désormais qcqnise? Elle ne dépend^plirs ni d'elle ni de ttioi ; • Son sort est ^ans \t)s mains ^ je vous ai fait son roi : Je vous crois cependant l'ame trop généreuse Pour vouloir abuser d'une loi rigoureuse ; Consultez Aiuestris; elle mérite bien Que votre cœur soumis attende tout du sien. Si je l'aimois, du moins j'en userois de même ; Et c'est ainsi qu'on doit disputer ce f(u'on aime. Voyez-la , j'y consens ; c'est vous en dire assez.
ARTAXERCE
Non, seigneur...
X E R X È s. C'en est trop : allez, et me laissez, ( Artaxerce sort. )