A ME S TRI S, PHÉ^'ICE
-. ^ AMESTRIS.
IN ON", je veux voir Xerxès ; tu m'arrêtes en valu; Rica ne peut plus troubler un si juste dessein.
Et quel soin si pressant à le voir vous invite?
A M E s T RI s.
Le soin de contenter le transport qui m'agite, De nie venger du moius, Phenice, avec éclat, D'un amant odieux, d'un traître, d'un ingrat.
Sur quelques vains apprêts, madame, osez -vous
croire Qu'un cœur qui fut toujours si sensible à la gloire, Après tant de serments , ait pu sacrifier..,
Vois son empressement <x se justifier.
Le perfide, euclianté d'uue fiamuie nouvelle, Pense-t-il seulement à ma douleur mortelle ? Sait-il qu'il est ailleurs des cœurs infortunes. Aux plus affreux tourments par lui seul condamnée? Hélas 1 tandis qu'ici ma douleur se signale , Peut-être que l'ingrat, aux pieds de ma rivale. Aux dépens de ma gloire accrédiunt «a foi, Rnaijit d'être accusé d'avoir brûlé pour moi.
CKtEII.LOX. a^ • g
9^ XERXÉS.
Pour mieux persuader, peut-être qu'à Barsine
Il offre en ce moment la main qui m'assassine.
Si son cœur à ce soin n'étoit abandonné,
Ne suffiroit-il pas qu'il en fiit soupçonné.
Pour venir à mes pieds dissiper mes alarmes,
Et ra'offrir cette main pour essuyer mes larmes?
Qu'un soin bien différent le soustrait à mes yeux!
Le perfide, occupé d'un amour odieux,
Ne songe qu'aux apprêts d'un funeste hyménée,
Qui peut-être sera ma dernière journée.
Que dis-je? oii ma douleur me va-t-elle engager?