SCENE II
ARTAXERCE, AMESTRIS, PHÉNICE.
Artaxerce paroit ; songeons à nous venger. Puisqu'avec lui les lois ordonnent que je règne, Offrons-lui cette main qu'un parjure dédaigne ; Profitons du moment; peut-être que demain. Malgré tout mon courroux, je le voudrois en vain,
ARTAXERCE
Le rival d'un héros si digne de vous plaire. Un prince que séduit un amour téméraire. Qui vient, sans votre aveu, de le faire éclater, Maigre le peu d'espoir dont il doit se flatter. Sans crainte d'offenser les charmes qu'il adore. Peut il à vos regards se présenter encore, , Madame? Pardonnez; non, je n'ignore pas Tout le devoir d'un cœur épris de vos appas: Mais aurois je voulu, sans vous offrir l'empire, Apprendre à l'univers que pour vous je soupire? Nosant vous faire entendre une timide voix, •l'ai fait parler pour moi l'autorité des lois; Nou que, fier du haut rang dont on me favorise,