‹ Œuvres de CrébillonChapitre 253 sur 502 · ACTE m, SCENE IV. io · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE IV. io

Je vais à mon rival disputer sa conqut^te ; Ce coeur qui m'est rendu décide de sou sort; Son hvmen désormais est moins sûr que sa mort.

Garde-toi sur ses jours d'aller rien entreprendre; Souffre sans t'alarmer que j'ose le défendre. Si les rivaux étoient tous aussi généreux. On ne verroit pas tant di^ criminels entre eux. C'est lui qui, dans l'aveu qu'il m'a fait de sa flamme, Sur de cruels soupçons vient d'éclaircir mou ame, Qui, sensible à tes maux, bien loin d'en abuser, A l'offre de ma main vient de se refuser. Je crains trop les transports où ton amour te livre: Partons, si tu le veux; je suis prête à te suivre. Fuyons loin deXerxès ; mais en quittant ces lieux , Sortons-en , s'il se peut, encor plus vertueux. Laissons à l'univers plaindre des misérables. Qu'il abandonneroit, s'il les croyoit coupables. J'aime mieux que Xerxès plaigne un jour nos malheurs , Que de voir ses états en proie à nos fureurs. Les dieux protégeront des amours légitimes , Qui ne seront souillés ni d'horreurs, ni de crimes. Contente pour tout bien de l'honneur d'être à toi , .Te ne demande plus que ton cœur et ta foi. Xerxès vient ; garde-toi d'un seul mot qui l'offecso. D'armer contre les jours une injuste vengeance: Il sera moins aigri d'entendre ici ma voix, ï'eignons...

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