SCENE VIII
DARIUS, AMESTRIS.
D A.RIUS.
Ce n'est donc plus qu'à vous , grands dieux, que j'ai recours !
Non pas dans le dessein de conserver mes jours;
Saavez-moi seulement d'une indigne mémoire ;
Que du moins ces lauriers fameux par tant de gloire.
Des bonneurs souverains par le sort dépouillés ,
D'un opprobre éternel ne soient jamais souillés.
Ab , ma cbere Amestris ! quelle horreur m'environne !
Quel sceptre ! quels bonneurs ! quels titres pour le trône!
Faut-il que tant de gloire et que des feux si beaux
Se trouvent terminés par la main des bourreaux?
AMESTRIS.
Non, mon cber Darius , ne crains rien de funeste; Les dieux seront pour toi, puisqu' Amestris te reste: Te n'offre point de pleurs à ton sort malheureux; L'amour attend de moi des soins plus généreux. Je vais dans tous les cœurs enchantés de ta gloire
Te laver da soupçon d'une action si noire : Tu verras ton triomphe éclater en ce Jour; Crois-en le ciel vengeur, tes vertus , mon amour. J'armerai tant de bras, que ton barbare frère Me rendra mon amant, qu rejoindra ton père.
FIN ou QUA.TRIEXE ACTE.
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