‹ Œuvres de CrébillonChapitre 288 sur 502 · ACTE PREIVIIEPt · texte numérisé non relu

ACTE PREIVIIEPt

s C E IS E I.

"BÉLljS^seui.

XI É quoi! toujours du sort la barbare coustaace De mes justes desseins trahira la prudence, Tandis que de ma sœur appuyant les far faits Il semble chaque jour prévenir ses souhaits J O justice du ciel, que j'ai peine à comprendre. Quel crime faut-il donc pour te faire descendre? Quels forfaits aux mortels ne serojit pas permis Si tu vois sans courroux ceux de Sémiramis ? Mère dénaturée, épouse parricide.

Moins reine que tyran dans un sexe timide , Idole d'une cour sans honneur et sans foi ; Toilà ce que le ciel protège contTe moi. En vain à son devoir Bélus toujours fidèle Implore le secours d'une main immortelle ; Loin de me seconder dans mon jnste transport, Avec Sémiramis tout semble ici d'accord : Elle triomphe; et moi je suis seul sans défense. Et dejiuis quand les dieux »ont-ils donc sans vengeance ?

Mais que dis-je ? eh I les dieux ne me laissent-ils pas. Pour tout oser, un cœur ; et pour frapper, un bras ?

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Le criÂe est avéi(' ; pour lui livrer la guerre ?;la vertu me sufilt au défaut du tonnerre. Paisque les noms de fils, et de mère, et d'époux , Sont désormais des noms peu sacrés parmi nous , Qui peut me retenir? est-tfe'le nom de frère (^ui puisse être un obstacle à ma juste colère? Ombre du grand Ninus, fiélns te fera voir Qu'il ne connoît de nom que celui du devoir. Eh! ne suflit-il pas au courroux qui m'anime Que tQA sang m'ait tracé le nom de la ■victime?

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