ACTE IV, SCEINE VII
IVlais qu'est-ce que je vois? Grands dieux ! c'e«t Mermécide !
MER3IÉCIDE,
Ciel! quevois-jeà mon tour? metrompë-je,monfils! Et , pour comble d'horreurs , parmi mes ennemis !
Seigneur , ne mêlez point d'amertume à ma joie ; Pénétré du Lonh.eur que le ciel me renvoie , Mon cœur ne ressentit jamais tant de douceur.
MERMÉCIDE.
Et le mien n'a jamais ressenti tant d'horreur. En quels lieux m'offrez-vous une tète si chère !
O ciel ! à quels transports recounois-je mon père .'
MERMÉCIDE.
Dieux! ne m'a-t-il coûté tant de soins, tant de pleurs. Que pour le voir lui seul combler tous mes malheurs ? De l'éclat qui vous suit que mon ame alarmée , Cruel, en d'autres lieux auroit été charmée! Ah! fils trop imprudent, que faites- vous ici? De votre sort affreux tremblez d'être éclairci. Mais j'apperçois la reine, ingrat, et je vous laisse.
A G É ir o R.
Ah! de noms moins cruels honorez ma tendresse ; Du plaisir de vous voir ne privez point mes yeux ; Vous n'avez près de moi rien à craindre en ces lieux .