ACTE II, SCENE III. ag
9e ne m'en cache point: si c'est nn parricide, On ne doit rim})Utcr qn'aox rigueurs d'Aeacide. Son trône, après sa mort, étoit le seul abri Que je pusse choisir à mon honneur flétri ; Je ne vis qu'un bandeau qui put sauver ma tête : La force en lit le droit, un meurtre la conquête, Il est vrai ; mais combien de trônes sont remplis Par les usurpateurs qui s'y sont établis? Totre aïeul eu fut un; j'en nommerois mille antres Qui n'eurent pour régner d'autres droits que les
nôtres.
Quoi qu'il en soit, seigneur, je demande Pyrrhus, Et ne peux qu'à ce prix relâcher Illyrus. De vos soins vertueux outrez moins la chimère , Et ressouvenez-vous que vous êtes son père ; Que, s'il périt, c'est vous qui le voulez ainsi ; Que c'est vous, plus que moi , qui l'immolez ici ; Enlin, que c'est vous seul qui m'imposez un crime Que la nécessité va rendre légitime. Vous m'entendez , seigneur ; adieu . point de traités , Si du sang de Pyrrhus vous ne les cimentez.