SCENE VI
HÉLÉNUS, seul.
Ah , tyran ! de quel trait viens-tu frapper mon cœur ? Vertu, dont les transports me coûtent mon bonheur, Pour le prix de t'avoir sacrifié ma flamme, S^uve-moi des regrets qui déchirent mon ame;
Tourne vers mon rival mes soins et ma pitié ,
Et ranime pour lui ma première amitié.
Illyrus est Pyrrlius! mais d'où vient quemon père
M'en a fait si long-temps un barbare mystère?
M'auroit-il soupçonné d'être moins généreux,
Et moins touché que lui du sort d'un malheureux?
Hélas ! quoi qu'il ait fait pour défendre sa vie,
Tout ce qu'il a perdu valoit-il Kricie?
C'est Pyrrhus qui me l'ôtc; et, par un sort fatal,
Je suis réduit encore à pleurer mon rival !
Allons trouver mon père , et cessons de nous
plaindre ; ' Étouffons sans regret des feux qu'il faut éteindre. Voilà des ennemis dignes de mon courroux ; Le triomphe du moins en est beau, s'il n'est doux» Héros, qui pour tout bien recherche^- la victoire. Qu'un peu de sang perdu couvrit souvent de gloire, Pour en savoir le prix , c'est peu d'être guerrier ; Il faut avoir un. cœur à lui sacrifier.
Flir DTJ SECOND ACTE.
PTPvE.HU s.