‹ Œuvres de CrébillonChapitre 365 sur 502 · ACTE lîl, SCE^'E V · texte numérisé non relu

ACTE lîl, SCE^'E V

Outragent pins que moi le sang et la lîLitarc. Mon cœur de ses retours n'est que trop coiiibattu, Et je n'ai plus d'espoir qu'en ta propre vertu. Loin de dësiionorer mon auguste vieillesse, Aide-moi de mon sai^g à domter la foibiesse. Le malîieureux Pyrrlius est maître de ma foi; Te ne suis pas le sien , et ta vie est à moi. Fais voir, par les efforts d'uue vertu suprême , La victime au-dessus du sacrifice même.

Adieu; sois généreux autant que je le suis. Te pleurer et mourir est tout ce que je puis.

I LL Y RU s.

Oui, je vous ferai voir, par un effort insigne. De quel amour, seigneur, Illyrus étoit digne ; Que ce fils malheureux, sans le faire éclater. Des plus rares vertus auroit pu se flatter; Qu'il sait du moins mourir et garder le silence. Quand sou propre intérêt peut-être l'en dispense. Je pourrois d'un seul mot éviter mon mallieur ; Mais ce mot écîiappe vous perceroit le cœur. C'est dans le fond du mien qu'enfermant ce mystère Je vais sauver Pyrrlius , votre gloire , et me taire. Adieu, cher Hélénus ; vous apprendrez un jour Si j'avois mérité de vous quelque retour.

SCE^E YI.

GLAUCIAS, HÉLK^'US.

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