‹ Œuvres de CrébillonChapitre 410 sur 502 · ACTE III, SCENE IV. m · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV. m

Victimes tous les deux d'une amante eu courroux, Si mes cruels soupçons vous ont fait une offeuse, N'en accusez que vous, et votre fier silence; Car vous pouviez dun mot désabuser mon cœur» Pourquoi , loin d'éclaircir une funeste erreur j Me cacher, aux dépens de toute mon estime. Un témoin dt)nt le nom vous eût absous du crime. Et que rendolt suspect son amour irrité? Vous savez de mes mceurs quelle est l'austérité, Qa'eachainée aux devoirs d'une innocente \ie , Je n'ai jamais connu que le nom de Fulvie ; Que ne m'épargniez-vons la honte et le remord* D'avoir trop écouté ses coupables transpoits? Falloit-il exposer une ame vertueuse À servir les fureurs d'une ame impétueuse?

Ah î je n'étois déjà que trop humilié De voir à vos mépris mon rang sacrifié, Sans vous faire rougir d'une indigne rivaîe.

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