C AT I 1,1 X A
Lorsqu'on ose attaquer mon. honneur et ma vie Vous voulez qu'en tremblant je me cache du je fuie; Que laissant le champ libre à l'insensé Catou, Je souffre qu'en public il flétrisse mon nom ; Que j'éloigne Suivie, afin que votre père Sur son absence même an sénat me défère? Comment ! lorsque vous-même, échauffant sa fureur, Vous me livrez au peuple et me perdez d'honneur, Que sur de faux rapports déjà l'on délibère , Que contre moi Caton éclate sans mystère , Vous voulez que, témoin de leur emportement , .T'attende du sénat quelque ménagement ; Que le consul enfin, touché de ition absence. Ou ne m'accuse point, où prenne ma défense ? Ah 1 ne présumez pas que leur mauvaise foi Paisse m'en imposer et triompher de moi. Dès ce jour même il faut que je me justifie,
Pouniez-vous de ma part craindre une perfidie?
C A TI Llîr A,
Non ; mais on a trompé votre crédule amour , Afin que vous puissiez me tromper à riion tour, La plus légère peur corrompt les cœurs timides, Et des plus vertueux fait souvent des perfides.
T UL LI Ê. '
Du moins en ma présence épargnez Cicérou.
' c ÀTI I. i N A,
Ah ! s'il écoutoit moins le dangereux Caton , Et les fantômes vains d'une péùr 'chimérique. Vous et moi nous eussions sauvé la république.
Ti;r,Lk E." ''■ Il en est temps encor , cruel , "écoutez-moi : jX'allez point au sénat , fiez-vous a ma foi. Sur de vaines ramietrVs votre fierté s'abuse ; Songez que c'est moi seule ici qui vous accuse ;