CATON, CICÉRON
c I c É RO W
Mais je le vois, c'est lui. Quoi ! vous êtes eu armes? Venez-vous redoubler, ou calmer nos alarmes?
CÂTO N. , ^ ^ , . ,
Je vôûârôis vainement , dans ce désordre affreux ,
Yous promettre , consul , quelque succès lieurenx :
Le destin du sénat est d'autant plus .terrible
Que la main qui nous frapjie est encbre invisible;
Victorieux, vaincd, j ai combattu long-temps
Sans pouvoir rèconuoitre un seul des combattant*.
Nos soldats é'tbnnes, peu toucliés de leur gloire,
N'ont plus ce noble orgueil garant de la victoire :
J'ai vu non sans frémir nos premiers vétérans
Muets, intimidés, àbandojuier les rangs.
La nuit acïié'vera Bientôt dç tout confondre ;
Et Rufùs àe Céson n*bsè plus me répondre. y
Si Pétréius enfin ne vient nous secourir , >"'f
Il ne nous resWra que rbionneur de mourir : .
Mais si nous en croyons les lenteurs de Pompée,
Notre attente sur lui sera toujours trompée":
Son lieutenant, nourri dans cet atus fatal,
N'iiiiitera que trop ce tiède général.
Cependant il est temps que Pétréius arrive ; J
Ea chaleur du combat ne peut être plus vive.
Le fier Gatilina , revêtu d'un emploi
Dont vous avez voulu le charger malgré moi.
Sur le IrlvbTe éspo^ dé pouvoir le'surprendre