‹ Œuvres de CrébillonChapitre 431 sur 502 · TUI. LIE · texte numérisé non relu

TUI. LIE

Malheureux! que dis-tu? Quand la mort t'environne, Ton cœur respire encor le fiel qui l'empoisonne, Et gémit de laisser des crimes imparfaits !

Qu'entends-je? on m'ose ici reprocher des forfaits! Cœur foible , qui , rampant sous de lâches maximes, Croyez l'ambition une source de crimes.

Vaine erreur qu'un grand cœur sut toujours dédaigner, Apprenez que le mien étoit fait pour régner. Rome esclave , sans frein , avoit besoin d'un maître : .T'ai voulu lui donner le seul digne de l'être ; - C'est moi. Si vous osez condamner ce projet, Vous ne méritez pas d'en devenir l'objet. N'auriez-vous pas voulu, pour gouverner l'empire, Que j'eusse de Caton consulté le délire ; Ou que, faisant un choix plus conforme à vos vœux , .T'eusse , pour avilir tant d'hommes généreux , Donné ma voix au dieu que le sénat révère , Lui dont la seule gloire est d'être votre père?

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